Il est loin le temps où Flickr (prononcer flickér) était une sorte de chat room de partage de photos. D’ailleurs, pour notre plus grand bonheur, les évolutions successives se sont concentrées sur le téléchargement et le classement; des fonctionnalités qui parlent nettement plus au grand public.
Grand public? Il n’en fallait pas plus pour intéresser Yahoo! Ceux-même qui ne tardèrent pas à concrétiser le rachat.
Mars 2005, début du succès interplanétaire.
Il faut bien l’admettre, au-delà de passer des nuits à organiser nos photos, l’intérêt de Flickr réside aussi dans la découverte des photos d’autres utilisateurs — aussi appelés Friends en langage Facebookien. Mais tout ceci ne serait que fantasme si le contenu n’y était pas, et bien organisé de surcroit:
- L’organisation: Flickr en a fait une priorité depuis des lustres. Une fois connecté dans son espace personnel, on Drag, on Drop, on Tag et on Rename sans aucune difficulté.
- Le contenu: Deux milliards de photos ça laisse peu de place aux résultats vides. PS: Merci à Maman Yahoo! d’y avoir concentré tout son trafic en fermant le vieillissant et non moins redondant Yahoo! Photos.
Mission accomplie.
Grâce à toute cette énergie investie dans le plaisir d’utilisation (navigation VS. contenu), Flickr c’est imposé comme le compagnon idéal de la diffusion de mes photographies (ou celles de Jérôme et Alexis, deux de mes chers collègues). Mais aussi comme le compagnon idéal pour rêver en couleurs à ma prochaine destination, à Zermatt par exemple. Ou encore comme celui qui va l’aider à préparer un bon moodboard, sur les maisons souriantes par exemple.
On se croise les bras et récolte les pépètes.
Hum, pas tout à fait. Comment je fais moi si je veux vraiment rêver de Zermatt mais que finalement je suis un peu fainéant? Que je n’ai pas forcément envie de passer en revue des pages et des pages de résultats? Que d’ailleurs je me satisfasse d’une recherche sur Google qui va inévitablement me conduire d’abord à une page de Wikipédia? Dommage pour Flickr de passer à côté de toutes ces opportunités de trafic.
Flickr Places, la voilà la réponse.
En ouvrant ce nouveau service Flickr marque un très gros coup!
Basé sur des algorithmes et autres metadata qui ont déjà fait leurs preuves, Flickr Places donne l’impression que son contenu est traité par des humains alors que — contrairement à Wikipédia — ce n’est pas le cas.
En un mot il n’y a plus rien à faire, tout est là, ça fonctionne déjà à merveille et de manière totalement automatique.
Fini de devoir penser à aller sur Flickr, Flickr va venir à nous.
Une chose est certaine, ces rassemblements d’informations sont du pain béni pour tout blogueur voulant faire référence à une destination géographique. Du coup, ces liens qui vont être établis par milliers vont avoir comme conséquence directe que Flickr va pointer le bout de son nez en tête des résultats de recherche, a côté de l’incontournable Wikipédia par exemple (tiens tiens, le 8ième site le plus fréquenté d’après Alexa).
Flickr qui était mon petit compagnon à l’air un peu discret va s’imposer comme celui qui vous fera coucou lors de la majorité de vos recherches liées à un lieu géographique, ce qui est une bonne chose pour tout le monde. D’abord parce que Flickr va augmenter son trafic, et ensuite car tous les passionnés qui auront pris la peine de bien organiser leurs photos de Zermatt seront encore plus exposés.
Bon et bien comme tout ceci n’était que nostalgie car je reviens tout juste de Zermatt, il va falloir que je me trouve une nouvelle destination. Un truc bien photogénique genre Reykjavik.

